Mars 2023 – Non à la fermeture des urgences à l’hôpital de Carpentras !

Réquisition des milliards de la guerre pour l’hôpital !

Lire le communiqué du POid Vaucluse du 17 mars 2023 en cliquant ici
Les Urgences de l’hôpital de Carpentras risquent de fermer comme conséquence de l’application de la loi Rist (du nom de la députée Renaissance Stéphanie Rist). Cette loi prévoit en particulier de plafonner la rémunération des médecins intérimaires dans les établissements publics de santé à 1 170 € brut pour une journée de 24 heures de travail. Or, à l’hôpital de Carpentras, 40 % des effectifs médicaux sont des remplaçants et ceux-ci refusent que leur rémunération soit plafonnée. D’après la Commission médicale d’établissement du centre hospitalier qui a adressé un courrier aux élus du Vaucluse et à la Préfète : : “Il est clair que les différents établissements de santé au sein du Pôle santé, ainsi que les médecins de ville ne seront plus en capacité de fonctionner (chirurgie, dialyse, radiologie, laboratoire, spécialités transverses) et cela, très rapidement.”

Après un rassemblement des élus devant l’hôpital le 9 mars, comment faire plier le gouvernement pour qu’il retire cette loi ? Comment obtenir la formation effective du nombre de médecins en proportion des besoins de la population ? Le POID répond : réquisition des milliards de la guerre pour l’hôpital !

Nous avons rencontré un médecin généraliste, qui est aussi chef de service à l’hôpital. Voici son interview.

Qu’est-ce qui fragilise les services de l’hôpital de Carpentras ?

➢ C’est la loi Rist, elle oblige les hôpitaux publics à plafonner les rémunérations des médecins intérimaires à 1170 € pour une mission de 24 heures. Ces médecins vont voir leur rémunération baisser jusqu’à 40%, ils vont donc quitter l’hôpital public.

Pourquoi est-ce que ce départ crée un déséquilibre ?

➢ L’hôpital fonctionne avec une grande proportion d’intérimaires parce qu’on n’arrive pas à trouver assez de praticiens titulaires, la pénurie de médecins fait que certains choisissent d’être intérimaire. S’ils quittent nos services les urgences ne peuvent plus fonctionner. Par ricochet, la maternité ne pourra tenir et ultérieurement l’hôpital lui-même est menacé.

Une santé à 2 vitesses n’est-elle pas entrain de se mettre en place ?

➢ En effet, les hôpitaux privés ne sont pas concernés par cette mesure, ce qui met en danger tout le secteur public.

9 mars 2023 – Interview de FP membre de la CE CGT de la SEPR du Pontet

Interview de FP membre de la CE CGT
sur le piquet de grève de la SEPR Sorgues-Le Pontet
(Chimie , produits réfractaires)le 9 mars 2023

GS :  Vous êtes en grève pour le retrait de la réforme des retraites….

  • FP : On est en grève reconductible toutes les 24 h. On a fait toutes les manifestations. Financièrement c’est dur. On essaie d’organiser

GS : J’ai vu que vous avez organisé 3 bus pour la manifestation…

  • FP Oui avec Eurenco (la poudrerie de Sorgues), Isover à Orange et d’autres entreprises… On redynamise un collectif industriel sur le Vaucluse qui était en sommeil. On fait une conférence de presse lundi, tu peux venir, tu verras toutes les boîtes. On essaie de mener des luttes collectives. On se rend compte qu’on a les mêmes problématiques. Surtout la pénibilité. 62 ans c’est déjà dur., alors 64 !! On travaille dans des zones sensibles où il n’y a pas d’investissement pour la sécurité. Ils frôlent la catastrophe. Nous, c’est pareil, on a des fours, c’est des bombes.

GS : Pareil pour les hôpitaux, pour l’école…

  • FP : les retraites c’est un recul de société. Les retraites c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il faut qu’on arrive à nos fins. Il n’y a pas que la problématique des retraites ; on est bien conscients que c’est un ensemble.

GS : Dans la « Tribune des Travailleurs », on titre « Dehors Macron ». En discutant dans les manifestations, on nous dit : « il faut le virer ». Tout le monde est à la recherche de « comment y arriver ». On pense qu’il faut des comités d’organisation de la grève. Un peu ce que vous faites. Pas chacun dans son coin. On nous propose la grève reconductible, mais Il faudrait que les confédérations disent on y va fermement. Le 7, la mise à l’arrêt, mais chacun dans chaque boîte se pose la question : «  Nous on est prêts à y aller jusqu’au retrait, mais que font les autres » S’il n’y a pas unification venant du sommet… ». Les 14 journées d’action comme au moment de la loi El Khomri , ça ne nous mène pas bien loin…

  • FP : C’est la CGT qui impulse. Mais c’est dans les tôles que ça se décide. Notre four est à l’arrêt complet. Lundi matin on est en conférence de presse à 11h…

Réforme des retraites – Conférence de presse SEPR de Sorgues-Le Pontet – 13 mars 2023

Compte-rendu de la CONFERENCE DE PRESSE DU
COLLECTIF EMPLOI INDUSTRIEL CGT VAUCLUSE
le 13 mars 23 au siège de la SEPR
à Sorgues-Le Pontet (84)

J’avais interviewé jeudi 9 mars un membre de la CE CGT ( FP) de l’usine SEPR (produits réfractaires-Chimie de Sorgues-le Pontet) sur leur piquet de grève (lire le compte-rendu ici). Il m’avait invité (comme militant POID, et correspondant de « La Tribune des Travailleurs ») à une conférence de presse donnée par le » Collectif emploi industriel CGT Vaucluse ». G.S.

Présents : France Bleue, le photographe de “La Provence”, “La Tribune des Travailleurs” (POID).

Etaient présents les représentants d’Isover à Orange, de GRDF, des Plâtrières de Carpentras, d’ Eurenco, ( la poudrerie de Sorgues,)  de Charles Faraud, de Liebig, de Rousselot, et de nombreux représentants de la SEPR, dont le nouveau secrétaire.

Introduction : Exigeons le retrait, 43 ans et 64. Nombreux à s’engager dans la grève reconductible ; refus du gvt d’entendre la rue. « Circulez, il n’y a rien à voir ». Mépris.  On ne peut pas laisser poursuivre une telle offensive : notre réponse c’est la grève. Nous on manipule des explosifs, on porte des charges, des produits dangereux. On veut profiter de notre retraite qui est une autre étape de la vie. Réforme ultra-libérale. Jeudi 16 mars, on fait le point, on a une nouvelle AG du Collectif à 17h45.  Au gouvernement sourd, il faut qu’on continue à faire entendre notre voix par la grève et les manifestations.

Secrétaire CGT SEPR :  L’argent il y en a. En 2016 on a perdu 70 salariés. Récemment 47. La réponse du gouvernement c’est l’utilisation du 49.ter. On se pose la question de quoi mettre en place. Nous on continuera. Lors du CPE on avait inversé la tendance. Il faut un changement de société ; Il n’y a que la grève, la rue. On est avec les camarades de l’Etang de Berre. On ne peut pas accepter un recul social. Tout ce qu’on avait acquis en 1945, le patronat essaie de le récupérer.

France Bleue : Où en êtes-vous de votre mobilisation ?

GRDF EDF :  En grève reconductible depuis le 7 mars. Blocage tant que la réforme ne sera pas arrêtée. Nous on a un statut particulier.

SEPR( FP ) : On fait par 8h de grève.

EURENCO (Explosifs) de Sorgues : On reconduit chaque jour.  Collusion entre notre PDG et Macron. On impacte la production pour que les dirigeants fassent passer le message. Pour nous c’est 60 ans et 55 pour les régimes spéciaux. On a des conditions de travail particulières. Notre espérance de vie n’est pas la même.

ISOVER à Orange :  On est abîmés, usés. On travaille dans des fumées, des poussières. Beaucoup sont fatigués : ruptures conventionnelles !

PLATRIERES de CARPENTRAS :  On bosse 7 jours sur 7 . Notre espérance de vie  c’est de 7 à 10 ans de moins. Et nos salaires ? Si c’est voté, on continuera ; on veut travailler pour vivre et pas l’inverse.

UN RETRAITE de la SEPR : Evoque 1968. Après 60 ans, la vie passe rapidement. On est présents à tous les rassemblements.

RAYNAL et ROQUELAURE (emballages fruits, légumes) : On discutait sur l’égalité Hommes-Femmes. Ça n’avance pas. Un accord avait été voté dans notre boîte, mais pas appliqué. Ils n’en ont rien à foutre. Le pourcentage d’absentéisme et très important. Pour eux, il faut produire à tout prix, le rendement les « marges bénéficiaires ». Des millions, ils en ont. On nous dit « ça coûte cher »  alors qu’il en ont plein les poches . Les jeunes sont dégoûtés. C’est le mépris. On les embête par notre grève. Ils râlent, on continue.

EURENCO : On a constitué ce Collectif, pour donner une réponse globale.  On fait une AG du collectif jeudi. Il faudrait que le gouvernement entende. S’il faut passer à des actions coups de poing, plus radicales, …

ANCIEN SECRETAIRE CGT SEPR (GC) :  Leur réforme c’est une réforme politique. Il faut bloquer l’économie. Chantage du gouvernement. Il faut qu’on arrive à les embêter. Le gouvernement cherche à donner les clés au Rassemblement National. Ce qu’ils font ne va pas dans le sens de l’histoire. C’est un recul de civilisation. Il y a une prise de conscience des français qui est transformée dans la rue. 1968. Le pourcentage de colère est mesurable.  Les gens n’ont plus confiance dans les élus. Il faudra qu’ils rendent des comptes. Et que soit décidée d’une vraie réforme des retraites. A 64 ans devant un four, ce n’est plus possible. S’il le faut on redémarrera plus fort.

GILBERT du POID : je comptais vous poser plein de question sur votre Collectif, mais vous venez de dresser un véritable réquisitoire contre le gouvernement. On se voit depuis des années, à l’entrée de la SEPR, je suis correspondant d’un journal partisan. Dans mon journal de cette semaine, même combat à Chalon sur Saône. « Un comité interentreprises a été crée , incluant les syndicats , sur 8 entreprises .. »)  Un camarade disait ici que la réforme était politique : pour nous, il s’agit d’augmenter l’exploitation. Ce qui est scandaleux, c’est les 80 milliards donnés aux CAC 40, c’est l’augmentation du budget de l’armée ( 43 Milliards pour 2013  et 413 milliards pour la guerre).  Mais j’ai une question à poser : nous en sommes à la 7ème journée d’action . J’ai le souvenir de l’action contre la réforme El Khomri : 14 journées d’action ! Ne pensez-vous pas que les confédérations  devaient appeler à la grève totale, générale ? n’est-ce pas le seul moyen de répondre au mépris du gouvernement ?

EURENCO ( explosifs) :  Nous  on a constitué ce collectif dans le Vaucluse. Sur la loi de programmation militaire, il y aurait beaucoup à discuter. Notamment de quelle armée nous avons besoin pour défendre notre pays ? C’est les 90 Milliards par an de cotisations patronales qu’il faudrait aller chercher. Sur la loi El Khomri, la CGT ava mené la lutte.  La grève générale, c’est par le bas que nous l’aurons.

 Gilbert Saccani – 13 mars 23

11/12/2022 – Rassemblement contre la guerre à Avignon

Répondant à la décision de la Conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière qui s’est tenue en région parisienne les 29 et 30 octobre d’organiser une action contre la guerre le week-end des 9, 10 et 11 décembre, le POID Vaucluse s’est adressé à 2 reprises aux organisations départementales (JC, LFI, MJS, Mouvement de la Paix, NPA, PCF, PG, POI, PS, PRCF) et leur a proposé un rassemblement contre la guerre à Avignon. Seul le Comité Pax Rhona du Mouvement de la Paix s’est associé à ce rassemblement qui a eu lieu dimanche 11 décembre à 11 heures, place de l’horloge à Avignon. Des militants du POID, du Mouvement de la Paix, du PCF et inorganisés y ont participé, rappelant les mots d’ordre de la Conférence mondiale :

Cessez-le-feu immédiat et sans conditions !
Retrait des troupes russes d’Ukraine, retrait des troupes de l’OTAN d’Europe !
Troupes étrangères hors des pays qu’elles occupent !
Pas un sou, pas une arme pour cette guerre injuste !
Les milliards pour les salaires, l’école, les hôpitaux, pas pour la guerre !
Aucun soutien aux gouvernements fauteurs de guerre !

Intervention de Gilbert au nom du POID Vaucluse

Intervention d’Anne-Marie au nom du Mouvement de la Paix

07-11-2022 – Non à la fermeture de la SEGPA du Lavarin à Avignon

Avignon : “Nos enfants ne sont pas des pions !”

Le 13 octobre 2022, les parents des 45 enfants scolarisés à la SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) Le Lavarin d’Avignon apprennent par SMS que l’établissement sera fermé tout l’hiver pour faire des économies de chauffage ! Les élèves seront transférés dans un autre collège.

Le 5 novembre, devant la mobilisation des parents qui refusent la fermeture de l’établissement et le transfert des enfants et avec l’intervention de Force Ouvrière enseignement, la Direction académique annule sa décision.

Une maman explique : « Tous les parents ont signé une pétition. On a fait des courriers partout, on s’est adressé aux syndicats, aux médias qui nous ont beaucoup aidés. Tout le monde en a parlé. Samedi, on a su par SMS qu’ils rouvraient l’école. On est contents pour nos enfants mais il faut qu’elle reste ouverte ! Donc on va se battre pour que les travaux soient faits au plus vite. Cela permettra que les ateliers fermés soient réouverts au Lavarin et que les enfants ne soient plus déplacés 2 fois par semaine dans un autre collège. Les inscriptions en classe de 6ème pourront aussi reprendre.  On ne veut pas d’une réouverture temporaire jusqu’à la fin de l’année, on veut le maintien de la SEGPA du Lavarin. On ne lâchera pas ! »

Lors du rassemblement maintenu le lundi 7 novembre, sous les drapeaux de FO et de la CGT, les parents scandent : « Nos enfants ne sont pas des pions ! ». A 9 h 45, le mobilier déménagé pendant les vacances n’a toujours pas été ramené et les parents ne savent pas si les cours pourront reprendre l’après-midi. « On ne veut pas la garderie, on veut que les enfants apprennent » s’écrie une maman. Peu de temps après, les tables arrivent sous les applaudissements.

Une autre maman est à la recherche d’une solution pour sa fille déscolarisée. Son dossier de demande de la SEGPA Le Lavarin n’a pas été traité car la commission a été annulée. Coïncidence ou conséquence de la volonté de fermer le dernier établissement scolaire du second degré dans ce quartier « défavorisé » après la fermeture du collège voisin en septembre 2009 ?  

La détermination des parents à défendre les conditions d’étude de leurs enfants a été renforcée. Une audience avec la DASEN a été annulée mais la bataille pour le maintien de la SEGPA Le Lavarin se poursuit. 

Journal “La Provence” – Mardi 8 novembre 2022

2022-10-07 :  Non à la liquidation du logement public

Manifestation à l’appel de la Confédération Nationale du Logement 84 le vendredi 7 octobre

Contre la fusion-privatisation du logement social, dans le Vaucluse et ailleurs, la mobilisation est
nécessaire et elle a commencé. Le comité de Vaucluse du POID s’engage dans la voie de l’unité pour
gagner et se prononce
* Pour l’unité contre la fusion-privatisation du logement social dans le Vaucluse !
* Contre l’absorption de Vallis Habitat par Grand Delta Habitat !
* Pour l’abrogation de la loi ELAN !
* Pour le blocage du prix des loyers !
* Création massive et entretien des logements sociaux pour répondre aux besoins de la population !

Le POID 84 appelle à participer à la manifestation
organisée par la CNL 84 vendredi 7 octobre.

7 octobre 2022 – Lecture de textes de Pier Paolo Pasolini et Tonino Benacquista à la Chapelle des Italiens vendredi 7 octobre

Ce dimanche matin 2 octobre, sur le marché de Sorgues, nos diffuseurs ont rencontré un comédien du « Cercle des lucioles » qui se produit ce vendredi à Avignon dans un texte de Pier Paolo Pasolini. Selon lui, cet artiste entre en résonance avec notre campagne et nos positions. Ce même jour, un texte de l’écrivain Tonino Benacquista sera également présenté à la Chapelle des Italiens à Avignon. Par curiosité et pour soutenir le théâtre indépendant, c’est avec plaisir nous relayons leur information.

Scandaleux : un emploi à temps plein de professeur à 936 euros pas mois !

C’est une proposition de Pôle emploi et du CROUS de Toulouse. 18 heures par semaine ! L’annonce ne dit pas s’il s’agit de donner des cours devant une classe entière ou de s’occuper de groupes d’élèves en « soutien ». Quoi qu’il en soit, l’une comme l’autre de ces activités demande du temps de préparation, de correction,  ….Temps qui, visiblement, n’est pas pris en considération dans la rémunération. Il s’agit d’un emploi de contractuel pour 10 mois !

DESCRIPTION

Rompre avec la posture magistrale, déconstruire la figure du professeur pour ne plus être au centre des activités de la classe. Il faut apprendre à créer des situations pédagogiques qui mettent les élèves en activité. Le cours idéal n’est pas celui où les élèves écoutent religieusement leur professeur mais celui où ils acquièrent le savoir ensemble et en quasi-autonomie.

EXPÉRIENCE

2 ans

EXIGENCES

Français | Préparer les cours et établir la progression pédagogique | Suivre et conseiller les élèves dans l’organisation du travail personnel | Renseigner les supports d’évaluation scolaire et informer les proviseurs, collègues, parents, lors de conseils de classe, rencontres parents/professeurs, … | Enseigner une discipline à un groupe de personnes